
La direction met en cause le manque de productivité des salariés travaillant notamment sur les nouveaux clients et menace de remettre en cause les primes de licenciements.
Passons sur la situation inhumaine que subit le personnel depuis fin février, qui crée angoisse, peur, démotivation, la direction est plus que « gonflée » d’incomber les problèmes de productivité sur les salariés de production. Elle ferait bien de balayer devant sa porte.
Pour respecter les engagements vis à vis des nouveaux clients, il s’agit de mettre tous les moyens adaptés en place. Cela nécessite de prendre le temps de former correctement les salariés, de mettre en place les matériels nécessaires pour que le personnel puisse travailler correctement et d’assurer un contrôle qualité rigoureux, ce qui est loin d’être le cas.
Alors que la direction se devait d’anticiper, elle agit comme d’habitude dans l’urgence et la précipitation en mettant sous pression des salariés pour réaliser des objectifs irréalisables faute de moyens.
Le personnel n’est pas responsable du manque d’organisation actuelle.
On n’attend pas qu’un client menace de se désengager avant de régler les problèmes. Ils ne sont pas arrivés comme ça du jour au lendemain. Depuis longtemps le personnel remontent les problèmes et rien ne bouge.
Alors que cherche la direction ?
Décourager un peu plus les salariés pour augmenter un peu plus les volontaires en les traitants de fainéants ou au contraire dissuader les salariés de se porter volontaires en remettant en cause les indemnités de licenciements ?
Ce n’est pas 3 jours avant la fin des procédures que l’on remet en cause les primes négociées d’une part parce que cela remettrait en cause le volontariat et suspendrait le PSE mais surtout cela créerait un nouveau conflit qui conduirait à la fermeture du site. A moins que cela soit l’intention de la direction.
Assez de provocations !
La direction doit savoir que le personnel n’acceptera pas de remise en cause des indemnités financières !
CCE des 12 et 13 décembre 2007
Depuis des années , Alcatel a mené une politique de désengagement industriel. Aujourd’hui l’usine de JABIL à Brest est menacée, après l’annonce de la fermeture de SANMINA à Tourlaville, FLEXTRONICS et tant d’autres. Toutes ses externalisations ont été livrées par Alcatel aux requins de la sous-traitance électronique, chasseurs de contrats, de subventions publiques.
La pression sur les prix imposée par Alcatel chez les sous traitants entraine la délocalisation de leur fabrication.
En interne, la même politique de baisse des coûts entraîne depuis plusieurs années la délocalisation de la R&D et autres.
Ce ne sont pas les chartes et actions philanthropiques qui gommeront les effets désastreux des choix de décideurs cyniques, choix mis en œuvre par des complices passifs ou non.
De quelle organisation sociale veulent nos dirigeants ? Quelle catastrophe faudra-t-il pour que les prises de conscience déclenchent la réaction utile ?
Nous défendons le principe d’une économie qui est une construction humaine réelle et qui organise l’activité de tous selon les aptitudes de chacun, contre l’économie totalitaire qui est commandée par l’appétit de l’accumulation boursière, qui aboutit à l’enrichissement d’un petit nombre aux dépens du plus grand nombre accompagné entre autre de destructions d’emplois
REPONSE DE LA DIRECTION APRES LE TRACT DU 11/12/07.
ON CROIT REVER!!!
Bonjour,
A la lecture des tracts de ce jour, il me semble nécessaire d’apporter quelques commentaires.
1°) Concernant le nombre de licenciement
Nous prévoyons de maintenir un sureffectif pendant 18mois. Pendant 12 mois, ce sureffectif sera de près de 30% par rapport à la charge réelle. Dans notre type d’activité, peu de sociétés se sont engagées aussi fortement pour maintenir un site de production.
Il est difficile d’envisager une durée plus longue avec un sureffectif plus important.
2°) Concernant, le financement du plan
Depuis plusieurs réunions, nous avons clairement indiqué (et écrit) que les conditions du plan social ne seraient pas inférieures à celles de l’ancien. Ce sont ces conditions qui serviront de base aux négociations.
Il est donc surprenant de lire que le plan sera au rabais, voire inférieur au précédent. Nous avons même, lors de réunions informelles, annoncé que nous sommes disposés à discuter d’un talon minimum pour favoriser les bas salaires. Comme indiqué aux délégués, à ce jour, il n’y a pas de provision dans nos comptes. Elle sera positionnée sur l’exercice 2008 et alors seulement la somme sera définie.
3°) Concernant l’espace information
Depuis le début de nos discussions, nous avons accepté le principe de l’ouverture d’un espace information dès l’ouverture du livre III (le 20 décembre). Il n’est pas question de le remettre en cause. La question au CE d’hier portait uniquement sur la pertinence de l’ouvrir le 21 décembre suite à des remarques des cabinets consultés.
Nous avons demandé 3 propositions que nous pensons pouvoir présenter aux délégués la semaine prochaine.
4°) Concernant le plan de revitalisation
Nous travaillons à sa mise en place depuis plusieurs semaines. Nous avons reçu à ce jour 2 propositions. Nous en attendons une 3ième cette semaine. Nous devrions présenter ces propositions la semaine prochaine aux délégués. Nous sommes déjà en relation avec la préfecture avec qui nous devrons valider ce plan avant mise en place. Notre objectif est de le mettre en place en début janvier (sous réserve d’accords). Nous n’avons pas changé de position.
Ces 2 derniers points sont des avancées importantes par rapport à la législation qui demande la mise en place de ces mesures qu’à la fin des négociations.
Nous avons également accepté et financé une analyse économique par le cabinet Sécafi en avance du livre IV alors qu’elle pas demandée par la législation.
La réunion supplémentaire de livre IV que nous avons faite hier n’est pas non plus demandée par la législation. Tous ces faits prouvent notre volonté d’ouverture et de dialogue dans le respect mutuel, pas notre mépris ou notre arrogance.
Pierre Charmet
Directeur
A l’issue de la réunion de CE sur le livre IV, il est clair que la direction ne veut discuter sur rien et négocier sur rien. Une des seules informations que nous avons eu c’est la confirmation que les équipes du week-end et de nuit seront supprimées et que l’intégration se fera en horaire de journée.
Sa seule préoccupation est de respecter son calendrier de licencier 225 salariés et que ça lui coûte le moins cher possible.
Sur le nombre de licenciement
La direction justifie les 225 licenciements par le fait d’être crédible auprès de ses clients. On connaissait les licenciements boursiers demandés par les actionnaires. Aujourd’hui la direction nous invente des licenciements qui seraient demandés par les clients.
Alors que sur le plan à 3 ans, dès 2009, les besoins seront supérieurs aux effectifs restants la direction compte régler ce problème par le recours à l’intérim et par de la sous-traitance.
Ceci n’est pas acceptable et la direction doit maintenir un niveau d’effectif le plus haut possible.
Sur le financement du plan
Après avoir annoncé une provision sur le plan de licenciements de 28 millions d’euros, M. Charmet a annoncé hier 25 millions d’euros, puis 27 avec ou sans la revitalisation, il ne sait pas trop.
Au lieu de mettre des moyens à la hauteur de la catastrophe sociale qu’il s’apprête à faire, puisque supprimer la moitié des emplois d’un site est exceptionnel, M. Charmet se la joue à l’économie.
M. Charmet ignore ou méprise les drames humains qu’il va créer et dont il est responsable et que les salariés expriment depuis plusieurs mois. Il va même jusqu’à remettre en cause la mise place d’un espace information dès l’ouverture du livre III pour des raisons financières et reste très évasif pour la mise en place d’un plan de revitalisation.
La direction maintien sa procédure disciplinaire.
La direction a refusé d’annuler sa procédure complètement injustifiée et totalement arbitraire à l’encontre d’un salarié. Injustifié parce que ce salarié n’a pas fait ce qu’on lui reproche qui au demeurant n’est même pas réprimandable.
Nous ne devons pas laisser faire la direction dans ses tentatives d’intimidations. Tout le personnel doit agir jeudi 13 décembre devant le bureau de M. Grolleau.
Devant le mépris et l’arrogance affichés par la direction il est temps de passer à un autre stade d’actions.
Pour en discuter nous appelons à des assemblées du personnel
Jeudi 13 décembre à 20h45 pour l’équipe de nuit
Vendredi 14 décembre à 10h30 et 14h00 pour les salariés de jour
NON aux 225 licenciements
NON à la répression
A l’occasion de la 2eme réunion du livre 4, il faudra se mobiliser massivement pour plusieurs raisons :
- pourquoi entre le 1er plan a 3 ans et celui présente lors de la dernière réunion, le nombre de « sureffectifs » est-il passé d’une bonne soixantaine à une petite trentaine, alors que le chiffre d’affaire augmente grâce au maintien de l’intégration.
La direction invoque la sécurisation de son plan pour soi disant ‘’ ne pas refaire de licenciements d’ici peu ‘’. On devrait presque les en remercier, tellement ils sont reconnaissant pour les salariés qu’ils vont mettre à la rue sous peu !!!
Nous récusons totalement cette raison car on voit bien la manoeuvre de MM CHARMET et GROLLEAU qui ont volontairement « chargé la mule » pour se débarrasser de certains salariés qu’ils jugent indésirables dans l’entreprise.
- D'après le plan à 3 ans les besoins futurs seront bien supérieurs aux effectifs si la direction licencie 225 personnes ! A-t-elle l’intention d’avoir un contingent important d’intérimaires à la place des salariés qu’elle aura sacrifié ?
Le plan de licenciement doit être revu largement à la baisse justement pour sécuriser l’avenir et non pas le contraire .
JABIL, au vu de leurs résultats , a largement les moyens de supporter quelques salariés de plus sans mettre en péril la compétitivité du groupe comme voudrait faire croire nos dirigeants locaux.
EXIGEONS UNE BAISSE SIGNIFICATIVE DES LICENCIEMENTS. Non aux 225 licenciements.
- Autre point important qui ne sera pas abordé lors de cette réunion mais qui n’en ai pas moins important :
L’indemnité de préjudice. Nous avons prévenu la direction que l’attente des salariés sur ce sujet est énorme, et si elle voulait que les choses se passent dans le calme il faudra revoir fortement à la hausse cette indemnité et cela rapidement. Maintenant reste a savoir si la direction en a vraiment la volonté ou a-t-elle décidé au contraire de continuer à pourrir les choses !!!
Convocation d’un salarié JEUDI 13/12/07 à 14h en vue de lui infliger une sanction injustifiée.
Ce salarié n’a fait qu’une seule erreur : DEFENDRE SON EMPLOI ET MANIFESTER SA COLERE CONTRE CE PLAN DE LICENCIENCIEMENT, EST-CE UNE FAUTE ?
La direction compte-elle convoquer ou licencier tous les salariés qui osent se mettre en grève ?
La CGT qui avait fait appel ce jour là à manifester prendra toute ses responsabilités, et si la direction veut sanctionner qu’elle le fasse contre le syndicat et non pas lâchement sur un cas individuel. Il faudra agir massivement ce jour là pour contrer les intentions malsaines de la direction.
C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des salariés a montrer leurs colères pendant la durée de la réunion du livre 4. un point sera fait après cette même réunion.
Lundi 13 décembre 2007 Rassemblement devant le bureau de M CHARMET à 13h30 .
Mobilisation générale.
Compte-rendu de la réunion du comité de soutien Jabil du 29/11/2007
1- Point sur la journée d’action du 29/11 par Hervé et Thierry : occupation des ateliers
Ouverture de la procédure officielle : discussion sur le livre IV (réorganisations, restructurations et aspects économiques)
10h-13h : réunion avec le directeur et le DRH. 4 pages de questions ont été remises
14h : AG
15h : Point-presse
La participation des salariés a été très bonne, malgré les incitations de la direction à prendre congés ou RTT. La direction a également diffusé une information, destinée à intimider le personnel, pour avertir des conséquences pénales des blocages (le 27/11).
La prochaine réunion se tiendra le 20/12 (poursuite livre IV et ouverture livre III), avec une autre réunion peut-être (le 10/12 ?) d’ici là.
Le nombre de licenciements est établi par la direction à 225, chiffre initialement annoncé en considérant la perte de l’activité « intégration », alors que cette activité est maintenue. Il est donc demandé que le nombre de licenciements soit diminué de 50.
En 2009, le plan d’activité nécessitera, de toute façon, de réembaucher 50 personnes. Doit-on négocier la clause de réembauche pour permettre aux licenciés de revenir ? Doit-on envisager le temps partiel ?... La question se pose également de la situation d’un certain nombre de salariés qui n’auront plus rien à faire dès la fin décembre.
Le constat est fait que les grosses unités de production comme Jabil Brest (500 personnes) n’ont pas le vent en poupe en France, les donneurs d’ordre préférant se tourner vers des structures plus petites (environ 200 salariés).
2- Rencontres avec JY Le Drian
Les discussions avec Alcatel se sont révélées être une impasse, voire une discussion mensongère. Pour ce qui est de la revitalisation, JY Le Drian est en contact avec le préfet pour obtenir le versement de l’indemnité de revitalisation sur la région. L’idée est d’obtenir le versement de l’équivalent de 5 SMIC/salarié.
3- Position de Jabil(groupe) et d’Alcatel
Le groupe soutiendra le site pendant 2 ans. Soutien = paiement des fournisseurs quoi qu’il arrive. Mais il n’y a pas de volonté nettement marquée sur la pérennité du site, ce qui instille le doute dans l’esprit des clients potentiels. Au niveau de la structure de Jabil, il y a qu’un seul actionnaire basé en Floride, donc pas d’AG d’actionnaires.
Des infos ont été demandées en CCE d’Alcatel. Rapport transmis normalement le 11/12/07. Il y a un an d’engagement certain sur l’intégration. Remarque est faite que la probabilité de la délocalisation de l’intégration est faible en raison du coût du transport que ça engendrerait.
4- Suite du mouvement et du comité de soutien
La situation n’est pas très propice à la motivation des salariés que la direction s’attache à diviser. La question se pose de faire venir l’extérieur (comité de soutien) à l’intérieur (de Jabil). Serait-il possible de faire venir le comité de soutien aux AG ? C’est compliqué, l’ambiance ne s’y prête pas toujours.
Le moment est très personnel pour les salariés (être ou ne pas être licencié), les salariés n’ont pas l’esprit aux mêmes questions que le comité de soutien. Mais le comité de soutien doit poursuivre son action malgré tout.
A noter : la mise en place d’un affichage dans Brest pour une information en dehors des medias traditionnels. Réunion à la fac Segalen mercredi 5/12 à 18h. contact mail : jadepatrick@orange.fr
Distribution de tracts sur le marché St-Louis. RDV à 10h à côté de Marché plus.
Autre RDV : Arbre de Noël le 8/12 à Penfeld pour rencontre avec les salariés.
Prochaine réunion : jeudi 6/12 de 18h à 19h
Compte-rendu de la réunion du comité de soutien Jabil du 29/11/2007
1- Point sur la journée d’action du 29/11 par Hervé et Thierry : occupation des ateliers
Ouverture de la procédure officielle : discussion sur le livre IV (réorganisations, restructurations et aspects économiques)
10h-13h : réunion avec le directeur et le DRH. 4 pages de questions ont été remises
14h : AG
15h : Point-presse
La participation des salariés a été très bonne, malgré les incitations de la direction à prendre congés ou RTT. La direction a également diffusé une information, destinée à intimider le personnel, pour avertir des conséquences pénales des blocages (le 27/11).
La prochaine réunion se tiendra le 20/12 (poursuite livre IV et ouverture livre III), avec une autre réunion peut-être (le 10/12 ?) d’ici là.
Le nombre de licenciements est établi par la direction à 225, chiffre initialement annoncé en considérant la perte de l’activité « intégration », alors que cette activité est maintenue. Il est donc demandé que le nombre de licenciements soit diminué de 50.
En 2009, le plan d’activité nécessitera, de toute façon, de réembaucher 50 personnes. Doit-on négocier la clause de réembauche pour permettre aux licenciés de revenir ? Doit-on envisager le temps partiel ?... La question se pose également de la situation d’un certain nombre de salariés qui n’auront plus rien à faire dès la fin décembre.
Le constat est fait que les grosses unités de production comme Jabil Brest (500 personnes) n’ont pas le vent en poupe en France, les donneurs d’ordre préférant se tourner vers des structures plus petites (environ 200 salariés).
2- Rencontres avec JY Le Drian
Les discussions avec Alcatel se sont révélées être une impasse, voire une discussion mensongère. Pour ce qui est de la revitalisation, JY Le Drian est en contact avec le préfet pour obtenir le versement de l’indemnité de revitalisation sur la région. L’idée est d’obtenir le versement de l’équivalent de 5 SMIC/salarié.
3- Position de Jabil(groupe) et d’Alcatel
Le groupe soutiendra le site pendant 2 ans. Soutien = paiement des fournisseurs quoi qu’il arrive. Mais il n’y a pas de volonté nettement marquée sur la pérennité du site, ce qui instille le doute dans l’esprit des clients potentiels. Au niveau de la structure de Jabil, il y a qu’un seul actionnaire basé en Floride, donc pas d’AG d’actionnaires.
Des infos ont été demandées en CCE d’Alcatel. Rapport transmis normalement le 11/12/07. Il y a un an d’engagement certain sur l’intégration. Remarque est faite que la probabilité de la délocalisation de l’intégration est faible en raison du coût du transport que ça engendrerait.
4- Suite du mouvement et du comité de soutien
La situation n’est pas très propice à la motivation des salariés que la direction s’attache à diviser. La question se pose de faire venir l’extérieur (comité de soutien) à l’intérieur (de Jabil). Serait-il possible de faire venir le comité de soutien aux AG ? C’est compliqué, l’ambiance ne s’y prête pas toujours.
Le moment est très personnel pour les salariés (être ou ne pas être licencié), les salariés n’ont pas l’esprit aux mêmes questions que le comité de soutien. Mais le comité de soutien doit poursuivre son action malgré tout.
A noter : la mise en place d’un affichage dans Brest pour une information en dehors des medias traditionnels. Réunion à la fac Segalen mercredi 5/12 à 18h. contact mail : jadepatrick@orange.fr
Distribution de tracts sur le marché St-Louis. RDV à 10h à côté de Marché plus.
Autre RDV : Arbre de Noël le 8/12 à Penfeld pour rencontre avec les salariés.
Prochaine réunion : jeudi 6/12 de 18h à 19h
225 licenciements...
disciplinaires ?
La direction a franchi un pas de plus dans la provocation.
Depuis son annonce de vouloir supprimer la moitié des effectifs, les seules communications de la direction sont de faire du chantage et des menaces. Ce fut d'abord les blocages qui allaient mettre l'entreprise en dépôt de bilan, puis les menaces de sanctions par rapport au manque de productivité. Aujourd'hui nous sommes presque comparés à des terroristes menaçant les biens de l'entreprise et la vie des personnes.
La direction vient d'embaucher deux vigiles pour surveiller les dangereux terroristes de l'équipe de nuit. Elle vient de faire appel à la police qui va venir enquêter sur le site par rapport à la plainte qu’elle vient de déposer.
A quand le recours à l'armée ?
Assimiler les salariés à de la racaille qui saccagent tout alors que ceux ci ont agi avec responsabilité est inacceptable et irresponsable.
La direction se pose en victime et demande à être respectée.
Comment ose-t-elle demander à être respectée quand depuis plus 5 ans elle ment aux salariés. Pour les salariés, Jabil n'a été qu'une succession de suppression d'emplois et de juteuses rémunérations pour les cadres dirigeants.
Alors oui, le personnel a raison d'être en colère et révolté, et les actions vont se poursuivre.
La direction menace de ne pas tenir la réunion du 10 décembre car elle serait prétexte à des mouvements. Qu'elle se rassure, nous n'avons pas besoin de réunions pour mener des actions.
Si pour la direction il s'agit de faire une réunion supplémentaire pour la forme sans rien bouger sur le fond, effectivement cette réunion n'a aucune utilité.
D'ailleurs on voit bien que la direction voudrait se passer de toutes ces procédures de licenciements économiques qui sont beaucoup trop longues et coûteuses pour l'entreprise.
N'a-t-elle pas décidé de régler le problème par des licenciements pour faute ?
Un salarié va être convoqué par la direction.
Ce n'est qu'un début si nous laissons faire !
Le personnel devra agir.
La CGT a affirmé et réaffirme qu'elle porte l'entière responsabilité des mouvements qui sont menés et il est lâche de la part de la direction, mais est-ce une surprise, de s'attaquer à un salarié pris au hasard, pour essayer de faire un exemple.
Nous avons rencontré hier la Direction Départementale du Travail et l'Inspection du Travail qui avaient demandé à nous voir. Ils se sont montrés pessimistes sur les chances de reclasser rapidement et durablement les salariés licenciés. Il est clair que pour beaucoup d'entre nous ce sera la galère et la précarité à long terme.
Nous devons continuer à agir de manière responsable comme nous l'avons fait jusqu'à présent, pour réduire le nombre de licenciements et pour que les mesures d'accompagnements soient les plus fortes possibles, à la hauteur du drame social que Jabil a créé.
C'est la direction qui est entièrement responsable de cette situation, pas les salariés !
Nos patrons ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils ne pouvaient négocier que jusqu’à un certain point, où ils pourraient être dessaisis et remplacés.
S’ils ne sont pas habilités à négocier, que Jabil mette en place de vrais interlocuteurs !
Le combat continue !
NOTE D’INFORMATION SUR LES LICENCIEMENTS
Tout employeur voulant supprimer les salariés de leur droit de travailler en les licenciant suite au non respect de ses engagements de maintenir la pérennité des emplois est puni de 10 ans d’emprisonnement et de 200 000 euros d’amende (article 1er du code des travailleurs).
Salutations aussi.
Le tract diffusé par la direction hier est une véritable provocation. Oser parler d’entrave à la liberté de travail quand elle s’apprête à priver près de la moitié des salariés de leur droit à travailler en les virant n’est de sa part que du cynisme et du mépris.
Jouer les victimes quand M.M. Charmet et Grolleau, alors qu’ils s’étaient engager à pérenniser les emplois, est quand même gonflé. Car après ce plan ils auront quand même supprimé la bagatelle de plus de 450 emplois.
Les menaces de la direction envers les salariés ne la grandit vraiment pas. La CGT et les délégués syndicaux assument l’entière responsabilité des actions qui sont ou seront menées et en assumera les conséquences.
Les salariés qui se battent ont raison d’exprimer leur colère et de refuser les licenciements. Nous nous sommes toujours battus dans la dignité et nous continuerons à le faire.
Demain nous devons agir tous ensemble, pour réduire le nombre de licenciements, pour que les conditions de départ soient les plus fortes possibles.
Ceux qui ne font rien et attendent de profiter des actions des autres, par peur, par égoïsme, parce qu’ils pensent qu’ils ne seront pas touchés ou par indifférence doivent savoir que nous sommes tous concernés et que ce n’est qu’en agissant tous ensemble qu’on pourra limiter la casse.
Demain agissons tous en occupant l’usine ! Rendez-vous entre 8 et 9h00 dans l’allée centrale.
Pour ceux qui souhaiteraient venir plus tôt un accueil sera mis en place à partir de 5h30.
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